Le modeste et …

Très bon album par Ricky Hollywood

Comme souvent avec ce genre d’ovni de chansons pop, l’autodérision et le décalage sont de sortie. Dans ce contexte, difficile d’écouter le premier album de Stéphane Bellity alias Ricky Hollywood sans penser à une parenté avec Philippe Katerine qui dit d’ailleurs de ses chansons qu’elles sont « d’une élégance inouïe et sans aucune prétention et qu’elles vous donnent une émotion au premier degré́. » Heureusement, il n’y a pas que des gènes kateriniens sur ce Modeste album. Sideman pour Melody’s Echo Chamber, Juliette Armanet et de nombreux autres, le batteur-chanteur, loin d’être un bleu, a pu enfin réaliser son disque auto-produit grâce à l’aide de nombreux proches comme La Féline et Bertrand Burgalat (en invités sur deux morceaux), Mehdi Zannad (aux arrangements de cordes), le collectif La Souterraine, ses musiciens de scène Vincent Mougel, Théodora Delilez et Mathilde Vrecht, mais aussi Yann Arnaud au mixage (Air, Sebastien Schuller, Syd Matters, Cocoon), Quentin Gauvin et enfin Chab et Philip Shaw Bova (Andy Shauf) au mastering. On se promène dans ce disque bricolo-rigolo comme dans la vie où tout peut sembler totalement naïf ou, au contraire, sérieux et à prendre au premier degré. Musicalement, comme chez les gens qu’il fréquente cités ci-dessus, Bellity touche sa bille et fait de chacune de ses modestes chansons de bien jolies constructions pop truffées de synthés évidemment vintage et de rythmiques addictives. A l’arrivée, un album à prendre plus au sérieux qu’il n’y parait. © MD/Qobuz, en écoute sur qobuz

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