Made in Island

Avec 323 000 habitants pour 103 000 km carrés, on se demande comment l’Islande est capable d’être aussi influente sur le plan musical. Après Sigur Ros, Björk ou encore Kaleo, voici Olafur Arnalds. C’est en 2007 que commence véritablement la carrière de l’Islandais. Eulogy For Evolution est mis au monde et c’est un véritable recueil de néoclassique où la subtilité du jeu d’Olafur Arnalds prend tout son sens. Les mélodies sont glaçantes et le musicien saupoudre ses productions d’une très légère pincée de pop. L’année suivante sort l’EP Variations of Static. L’aspect torturé de ses chansons lui vaut de se faire repérer par Sigur Ros et de partir avec eux en tournée. Suite à cela, c’est presque tous les ans que le savant venait à bout d’une nouvelle création. Jamais fatigué de bricoler, de laisser aller son imagination le long de flux continuent de mélodies célestes, Olafur compose sans relâche. Le banjo, la guitare… tout lui passe entre les mains du virtuose qui se fait un plaisir de les exploiter à merveille. Il collabore avec Georg Jonsson sur le projet du chanteur intitulé My Summer As A Salvation Soldier. Olafur n’est pas du genre à se cacher sous l’étiquette d’un genre en particulier et c’est pourquoi en 2012 il fonde le duo Kiasmos, une formation électro, qui a sortie depuis un album et trois EP. Deux opus originaux précèdent Island Songs. Ce concept est avant tout une véritable aventure humaine. Avec le réalisateur Baldvin Z, le multi-instrumentaliste entame un road trip sur l’île nordique afin de capter au plus près l’essence même de la population islandaise. Enregistré de manière originale, chacun des titres de l’album a été conçu dans un endroit différent afin de donner une atmosphère spécifique à chaque lieu retranscrit. Lors de ses arrêts fréquents, Ólafur Arnalds a fait appel à des musiciens locaux pour donner à cette œuvre tout son sens. La musique est atmosphérique, minimaliste parfois et toujours sublimée par de douces mélodies au piano. Island Songs est un voyage en terre du Nord, là où les paysages se font lunaires et où le mercure vient souvent tomber sous la barre du zéro degré. © AR/Qobuz

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